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Catherine BOGROW
Née à Paris en 1946, il y a plus
de vingt-cinq ans que je me
passionne pour la calligraphie,
que j’ai pratiquée en
autodidacte dans un premier
temps, en toute liberté
d’expresssion.
J’ai découvert, chez les
imprimeurs, la lettre au plomb
et en bois, ce qui m’a confirmée
dans mon goût immodéré de
l’écriture, calligraphiée comme
typographiée.
Elève de Laurent Rébéna, j’ai
étudié la lettre classique, puis
sa version contemporaine
abstraite, libérée et
personnalisée.
Donner à la lettre une vie
propre, la faire danser dans
l’espace blanc de la page,
inventer des compositions dans
lesquelles le geste et le trait
importent plus que la lisibilité,
sont des recherches infiniment
passionnantes.
Jouer de tous les instruments
d’écriture possibles, les marier,
les opposer afin de faire naître
des formes insolites, voilà
toute l’obsession de ma vie de
calligraphe. Une composition,
pour être réussie, doit
transmettre une émotion forte.
Réalisations et travaux :
Calligraphies classiques
destinées à des diplômes, des
mailings, des affiches,
enseignes ou calicots, mais
aussi des calligraphies folles
et débridées pour la création de
tableaux, cartes de vœux, livres
d’artistes, à l’encre, à la
gouache, à l’acrylique, sur
toile ou sur papier.
Je tavaille aussi bien pour des
particuliers que pour des
entreprises, des agences de
communication, des organismes
officiels, des associations...(ministère
de la Culture,Carven, Chanel,
Armani, Roger Vivier, Lancôme,
Richelieu Finance, Agence Terre
de Sienne, CL’agence, République
de Montmartre, Arts Sciences et
Lettres...).
Membre des associations :
Calligraphis, Conseil National
des Arts Plastiques (AIAP UNESCO).
Peintres du Marais. Académie
Européenne des Arts.
Club franco-russe de la Culture
et des Arts (ARTCORUSSE).
Salons et expositions de groupe
:
-
Salon Paris-Osaka (Japon)
-
Salon international AEA, Paris
XVIII
-
Salon international AEA, Gembloux
(Belgique)
-
Salon Ile-de-France, Brétigny
sur Orge
-
Salon d’Automne, Compiègne
-
Salon de Printemps, Paris-Montmartre,
Paris XVIII
-
Marché de la Création du XIV°,
Paris
-
Salon des Peintres du Marais,
Paris IV
-
Salon d’Art France-Russie,
Uriupinsk (Russie)-
Tricentenaire de Saint-Pétersbourg
(Russie)
-
Biennale de la République de
Montmartre, Paris XVIII
-
Salon de la Nationale des
Beaux-Arts, Paris I
-
Salon de calligraphie Westerlo,
(Belgique)
-
Salon Agder Kunstnersenter,
Kristiansand (Norvège)
-
Salon de Zillisheim, Alsace
Médailles et récompenses :
Médaille d’argent nationale (AEA),
médailles d’or et d’argent
internationales (AEA), Prix du
public AEA.
Journaliste et critique d’art,
j’écris pour des galeries de
Paris et de Lyon.
Contact :
4, impasse Raymond Queneau -
75018 Paris - FR
Tél. : (33) 1.42.05.61.15
Mobile : 06.21.32.86.45
catherine.bogrow@wanadoo.fr |
Montmartre et moi
Née dans le quartier
Montparnasse, un certain jour de
mars 1946, j'y ai passé mes
premiers mois, signe sans doute
que l'art jouerait un rôle
important dans ma vie. Mais le
petit studio loué au-dessus du
Théâtre de Poche devint vite
exigu, obligeant la famille à
déménager. De place en place,
j'ai connu d'autres lieux,
d'autres atmosphères, avec
toujours cette âme russe héritée
de mon père, et depuis plus de
trente ans, je vis au pied de la
Butte Montmartre, autre lieu
privilégié, accueillant pour
tous les artistes qui ont un
certain goût d'une vie pas tout
à fait comme les autres.
L'air là-haut est imprégné de
ce je ne sais quoi qui vous
donne le sentiment d'exister
loin de Paris, au dessus. Un
folklore, une ambiance étrange
qui fait que cette colline ne
ressemble pas aux autres, et
invite à un brin de folie.
Si l'on y voit de nombreux
peintres, la Butte est aussi le
refuge des poètes, des
écrivains, des musiciens, vivant
en harmonie et partageant de
longues soirées à échanger leurs
idées, ou à faire la fête. Ce
"haut" lieu de Paris,
bouillonnant de vie, ne fut pas
toujours la cible des touristes
ni des gens branchés, qui ne
nous inspirent rien, mais plus
un creuset propre à faire éclore
et fleurir la création.
C'est là que me fut révélé l'art
de la lettre, imprimée ou
calligraphiée. Cette lettre, si
banale que personne ne la
regarde plus vraiment, mais qui
demande, pour être apprivoisée,
une attention et une passion de
tous les instants. Cette lettre
que je trace avec lenteur ou
vivacité, légèreté ou gravité,
qui a une si longue histoire,
qui a changé tant de fois de
visage qu'elle m'est une mine
intarissable de formes et
d'expressions. Exigeante, elle
me réclame patience et
dextérité, autant qu'imagination
et loyauté. L'écriture est un
mystère insondable, un océan
sans fond dans lequel je puise
la matière de mes créations pour
donner vie et expression aux
mots. Montmartre est pour moi
l'endroit qui m'aide à trouver
l'inspiration, à me ressourcer
dès que l'envie s'en fait
sentir.
Quel que soit l'instrument
utilisé, et ils sont nombreux,
quelle que soit l'inspiration du
moment, une ligne écrite avec la
main m'est un pur moment de
bonheur et de délectation. En
cette époque où la machine est
reine, où l'uniformisation rend
tout insipide, il est vital que
cette transmission de la pensée
et de la parole, que l'activité
spirituelle revête un habit de
lumière, comme ce le fut dans
les siècles passés. Une
calligraphie, nécessairement
empreinte de la personnalité de
son auteur, ne passera jamais
inaperçue. Il est merveilleux et
rassurant de se dire que la
Russie vient de consacrer à cet
art majeur, trop méconnu encore,
un musée qui lui redonne droit
de cité, et la consacre, enfin !
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